À propos des communiqués de presse « nouveau genre »

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Récemment, deux billets de blogue de confrères du milieu des communications faisaient l’éloge des communiqués de presse très courts qui se limitent aux faits et aux aspects clés des annonces [1, 2]. De cette manière, on simplifierait la lecture et l’accès à l’information nécessaire à la rédaction d’un article.

Oui et non.

Certes, les faits sont importants et ils sont évidemment essentiels au reportage d’une nouvelle dans les médias. L’apparition des plateformes numériques et la nécessité de rapporter une nouvelle le plus rapidement possible ont imposé des contraintes d’espace et de temps de plus en plus exigeantes pour les journalistes, qui cherchent à trouver les informations pertinentes avec le plus d’efficacité possible.

Mais voilà : la simple énumération des faits ne remplacera jamais une bonne histoire.

Les médias ne recherchent pas que des faits : une bonne histoire relaie des émotions et c’est ce qui lui donne toute sa saveur. Dans quel contexte s’inscrivent ces faits ? Quelles sont les intentions derrière la nouvelle ? Qui en sont les bénéficiaires ? Que serait-il arrivé sans cette intervention ?

En construisant vous-même votre histoire, vous vous assurez d’une compréhension plus adéquate du contexte et assurément d’un meilleur contrôle du message.

N’hésitez pas à faire ressortir les faits importants de votre nouvelle en les indiquant en exergue, en utilisant des puces ou en joignant une infographie à votre communiqué. Mais assurez-vous surtout que votre destinataire puisse, lorsqu’il en aura pris connaissance, raconter lui aussi une bonne histoire.

1.    http://www.infopresse.com/opinion/raphael-melancon/2016/3/8/communiques-de-presse-allons-droit-au-but

2.    http://direction.qc.ca/funerailles-ou-resurrection-du-communique-de-presse/


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